Commerce & Développement : La baisse des cours des produits de base assombrit l’horizon

Douanes et Commerce Extérieur

La Conférence des Nations Unies pour le Commerce Et le Développement (Cnuced) a publié à Genève (Suisse), le 06 octobre, l’édition 2015 de son traditionnel Rapport sur le Commerce et le Développement.

 

« Le commerce mondial est toujours en plein marasme ». Pour la Cnuced, cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Et, que le commerce mondial des marchandises ait progressé à un rythme de 2% à 2,5% quasiment en harmonie avec la production mondiale, entre 2012 et 2014, n’y change rien pour l’organisation spécialisée de l’ONU. Et pour cause, cette dynamique est plutôt « bien inférieure au taux moyen de 7,2% par an enregistré en 2003 – 2007, avant la crise » justifie-t-elle.

Spiral déflationniste en perspective

En effet, en constante diminution durant les trois dernières années, les cours des produits de base constituant l’essentiel des exportations des pays en développement affichent, selon le Fonds Monétaire International (FMI), des « perspectives moroses ». Sous l’effet conjugué de la stagnation économique dans les pays développés, importateurs essentiels des produits de base, et les difficultés dans les pays émergents, principaux moteurs de la croissance mondiale depuis 2011, la production potentielle des produits de base s’est considérablement ralentie aussi bien dans les pays émergents que les pays en développement, exportateurs de ces produits.

La Cnuced craint que cette situation n’alimente un mouvement persistant à la baisse des prix mondiaux. Pour "conjurer" cette perspective plutôt sombre, qu’elle lie à « la faiblesse de la demande mondiale globale », elle appelle « les pays riches à stimuler la demande en augmentant les dépenses publiques et en relevant les salaires ». Et prescrit que cela soit conjugué avec l’adoption « au niveau international d’un mécanisme équitable et efficace de restructuration des dettes souveraines » et la mise en œuvre « de nouvelles mesures coordonnées au niveau international pour contrer les effets, dans les pays en développement, de l’instabilité persistante des flux financiers à court terme ».

Actions sinon mise en péril de la croissance mondiale !

L’analyse de la Cnuced est que : Les pays en développement contribuent pour plus de 60 % à la croissance mondiale depuis 2011… Dans le contexte (actuel) caractérisé par la baisse des prix des produits de base, l’accroissement des taux d’intérêt, la dépréciation monétaire et le ralentissement de la croissance économique mondiale, il deviendra plus difficile, dans la plupart des pays en développement, d’assurer le service d’une dette extérieure qui continue d’augmenter eu égard au fait que ces pays et ceux en transition sont devenus les destinations les plus intéressantes pour les investisseurs privés à la recherche de rendements positifs. Alors, si rien n’est fait, « les répercussions liées aux récentes turbulences sur les marchés émergents pourraient être largement ressenties ». Décryptage, en cas d’absence d’actions, la croissance du commerce étant déjà à la peine,

le recul observé dans la plupart des régions en développement en 2014 devrait se poursuivre, voire s’accentuer, cette année mettant en péril la croissance mondiale.

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