Croissance économique en Afrique subsaharienne: Le FMI prescrit un changement de cap

Environnement des affaires

Malgré un net ralentissement de l’activité économique au niveau de la région Afrique subsaharienne, « les perspectives de croissance à moyen terme de la région demeurent favorables », à condition toutefois « d’un recalibrage des politiques publiques » selon le Fonds monétaire international (Fmi).

La région Afrique subsaharienne paie un lourd tribut à la chute des cours des produits de base. Certes, la situation économique est différente d’un pays à l’autre. Mais oscillant entre 5% et 7% pendant la décennie écoulée, sa « croissance économique de est tombée à 3,5% en 2015, le plus bas niveau depuis une quinzaine d’années, et devrait continuer de ralentir cette année pour s’établir à 3% ». Pour autant, le Fmi qui relève cette situation dans l’édition d’avril 2016 de son traditionnel rapport sur les Perspectives économiques régionales ne pense pas moins que « les perspectives de croissance à moyen terme de la région demeurent favorables ».

Environnement peu propice, potentiel intact mais…

Certes, l’environnement extérieur, marqué par une faiblesse persistante des cours des produits de base (pétrole mais aussi certains produits non énergétiques), est devenu beaucoup moins propice. Et le corollaire est que « les perspectives à court terme d’un grand nombre de pays subsahariens restent difficiles et sont assombries par des aléas négatifs » reconnaît le rapport. « Mais, au-delà de ces difficultés immédiates, les ressorts fondamentaux de la croissance qui sont à l’œuvre dans la région depuis une dizaine d’années — dont le plus important est la nette amélioration du climat des affaires — n’ont en général pas disparu, et la démographie favorable devrait jouer en leur faveur au cours des prochaines décennies » est convaincu le Fmi. L’institution de Bretton Woods précise cependant que, « pour que ce potentiel se réalise, un changement de cap décisif est impératif dans bien des cas. »

… des ajustements politiques s’imposent impérativement

Le Fonds appelle les autorités les autorités à « réagir d’urgence et avec détermination pour éviter un ajustement désordonné ». Il prescrit à cet effet, aux pays qui n’appartiennent pas à une union monétaire, « la flexibilité du taux de change, conjuguée à des politiques monétaire et budgétaire d’accompagnement » comme « première ligne de défense ». Les recettes fiscales générées par les industries extractives devant rester durablement basses, le Fmi recommande aux pays concernés de « contenir impérativement leur déficit budgétaire et constituer une base d’imposition viable dans les autres secteurs de l’économie ». Les conditions financières extérieures s’étant sensiblement durcies, « la politique budgétaire devra aussi être recalibrée dans les pays de la région qui ont accès aux marchés financiers et dont les déficits des finances publiques et des transactions courantes sont élevés depuis quelques années » relève le rapport.

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