Uemoa : Le Fmi prescrit d’accroître l’efficacité de sa politique monétaire

Économie et Finance

Dans le dernier rapport de ses services sur les politiques communes des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), le Fonds monétaire international (Fmi) pointe l’application laxiste des normes prudentielles.

Le secteur financier au sein de l’Uemoa est à l’image de l’économie de la région. La dynamique de croissance y est toute aussi solide. Pour autant, ce secteur n’est pas moins source de quelques inquiètes de la part du Fmi. En cause sont certaines des inclinaisons, notamment en matière de réglementation et de stabilité financière. L’institution de Bretton Woods y note que « les normes prudentielles (dans l’Union) sont peu contraignantes, -par rapport à un groupe de pays de référence constitué en Afrique du Ghana, du Kenya, du Lesotho, du Rwanda, de la Tanzanie et de la Zambie-, et (qui plus est, elles) ne sont pas bien appliquées ».

Accroître l’efficacité de la politique monétaire

Pour les administrateurs du Fonds, les autorités de l’Union gagneraient à « accroître l’efficacité de la politique monétaire ». Ils les appellent, à cet effet, à implémenter des « réformes visant à améliorer la gestion des liquidités, à développer les marchés financiers et à renforcer les opérations de marché ». La recette consisterait alors en « une politique monétaire régionale prudente ». Et elle se traduirait, selon le Fonds, par « la mise en œuvre (des normes prudentielles) de Bâle II et Bâle III, le renforcement du contrôle fondé sur les risques, l’alignement des plafonds prudentiels sur les normes et les meilleures pratiques internationales, l’application des règles prudentielles existantes pour réduire les prêts improductifs et le non assouplissement temporaire des contraintes réglementaires ».

Indicateurs prudentiels relativement médiocres

En effet, si le secteur bancaire de l’Union a enregistré une croissance régulière ces dernières années, « les expositions des banques au risque souverain ont augmenté de plus de 26% du total des actifs en 2015 ». En outre « les indicateurs prudentiels demeurent relativement médiocres » déplore le Fmi. Il relève, à cet effet, que « les prêts improductifs des banques en valeur brute ont atteint 15,8% du total des prêts en 2014 et ces prêts en valeur nette ont représenté 33,5% du capital des banques… et 25% des banques de l’Union en moyenne enfreignent les règles prudentielles ». Pour la FNISCI, qui comptent au nombre de ses membres des établissements bancaires, « il n’y a pas de péril en la demeure » ! Elle révèle que « la mise en conformité du cadre réglementaire régional avec les exigences de Bâle II et Bâle III est déjà engagé au sein de l’Union. Le niveau de fonds propre des établissements bancaires a été relevé à 10 milliards de francs CFA ». Et précise que « le récent ajustement par la Bceao du ratio de transformation, ramené de 75% à 50%, est judicieux en ce qu’il favorise un plus grand financement de l’économie par le secteur bancaire dans un contexte de faible développement des marchés financiers».

                                                                   

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