Commerce & Développement : Les pays développés "ventre mou" de la croissance mondiale

Économie et Finance

La croissance mondiale devrait être en 2016, inférieure au taux de 2,5% enregistré en 2014 et 2015. En cause, est le ralentissement de l’activité économique dans les pays développés relève la Conférence de Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced).

L’économie mondiale est en état de fragilité. Abonnés, aux « performances économiques médiocres depuis la crise financière et économique de 2008/2009 », les pays développés sont à la base de cette situation inquiétante. Comme le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale avant elle, la Cnuced, relève, - dans l’édition 2016 de son traditionnel « Rapport sur le Commerce et le Développement » publié le 21 septembre 2016-, que « le ralentissement de l’activité économique dans les pays développés est le principal frein à la croissance mondiale ».

Motif de préoccupation

La situation préoccupe d’autant la Cnuced que « la faiblesse des investissements, le recul de la productivité, la stagnation du commerce et l’augmentation de la dette » qui la caractérisent ne sont pas sans répercussions dans les pays en développement. Notamment ceux d’Afrique qui, de ce fait, doivent faire avec, note la Fédération Nationale des Industries et Services de Côte d’Ivoire (Fnisci), « une chute drastique des cours de certaines matières premières dont le corollaire une diminution sérieuse des recettes importantes qu’ils tirent des produits de base, un relèvement du coût de financement de leurs investissements de long terme, un accroissement de leur dette et une contraction de leur croissance interne ».  Ainsi, la Cnuced table sur un taux de croissance moyen de 2% pour l’Afrique cette année : « 1,7% en Afrique du Nord ; 2,8% en Afrique Subsaharienne (non compris l’Afrique du Sud) et 0,3% en Afrique du Sud ».

Agir sur les contraintes qui brident la croissance

Pour remettre l’économie mondiale sur pied (et lui permettre de gagner en régime), la Cnuced prescrit aux dirigeants mondiaux « d’adopter des mesures macroéconomiques plus audacieuses, une réglementation financière plus stricte et des politiques industrielles actives ». Pour les pays en développement, notamment d’Afrique, cette recette devra donc se traduire par « des mesures hardies tendant « à renforcer la demande intérieure, à  se protéger de la financiarisation au niveau national et à préserver leur marge de décision et d’action budgétaire pour pouvoir surmonter les chocs imprévus ».  Ainsi donc, les pouvoir publics, de par le monde, sont appelés à « agir vigoureusement et efficacement sur les contraintes qui brident la croissance économique ».
                                                                             

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