Croissance et productivité : L’innovation, un moteur.

Économie et Finance

Dans sa publication le moniteur des finances publiques du printemps 2016, le Fonds monétaire international (Fmi) a examiné l’innovation telle qu’elle est façonnée par les incitations.

L’innovation est le moteur du progrès et, en termes économiques, elle détermine la croissance et la productivité et, la croissance de la productivité, à son tour, détermine la prospérité, est une réalité indéniable. Le Fmi note à cet effet, « qu’un léger soutien de l’Etat peut jouer un rôle important pour doper l’innovation et la croissance ». Il établit que « si l’Etat réduit le coût de la recherche et du développement privés de 40%, l’effort du secteur privé s’accélérerait d’un pourcentage équivalent et le Pib augmenterait de 5% à long terme ». 

L’innovation est donc fortement tributaire des politiques de l’Etat. C’est dire si les politiques fiscales sont importantes pour encourager l’investissement privé en matière de recherche et de développement. Le Fmi citant le  cas des pays avancés relève que « les incitations fiscales sont susceptibles de réduire le coût des investissements dans la recherche et le développement d’une entreprise de 50% en moyenne, les encourageant à accroître la recherche et le développement… d’environ 40% par rapport aux niveaux actuels et ferait progresser leur Pib de 5% à long terme ».

Quelles incitations fiscales adopter ?

Pour qu’elles dynamisent la recherche et le développement les incitations devront être biens conçues et mises en œuvre de façon idoine. En la matière pas de panacée. A chacun pays la politique qui sied mieux à ses réalités. L’Australie et la Corée du Sud, par exemple, accordent des crédits fiscaux de recherche et de développement qui réduisent effectivement les coûts des investissements supplémentaires de recherche et de développement de près de 50%. D’autres parfois accordent un allègement relatif du coût de la main d’œuvre aux chercheurs ou octroient des subventions de recherche et de développement ciblée, bien que dans la plupart des pays, ces taux soient inférieurs à 50%.

Attention aux régimes de boites à brevets

 Globalement, les incitations mises en place dans les pays pour booster l’innovation semblent avoir bien fonctionnées. Cependant, le Fmi met en garde contre « les régimes de boîtes à brevets (patent box) introduits récemment par certains pays ». Consistant à réduire pour les sociétés, le fardeau de l’impôt sur le revenu des brevets », ces politiques « n’ont pas eu véritablement d’impact sur la recherche et le développement, sauf au prix de coûts budgétaires élevés » prévient, l’institution de Bretton Wood.  L’offre d’incitations directes à la recherche et au développement est, sans dire, l’approche d’encouragement de l’innovation à privilégier.


                                                                   www.fnisci.net (source Fmi)

Souhaitez-vous être contacté par un de nos conseillers?


Cliquez ici